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Je persiste à dire que les eaux sénégalaises sont parmi les eaux les plus poissonneuses au monde. La richesse des eaux ne concernant pas uniquement les poissons qui intéressent le chasseur sous-marin. Cependant il faut amener quelques précisions. Effectivement le chasseur qui se met à l'eau à la palme, a fort peu de chance de prendre du poisson comme c'était effectivement le cas il y a quelque temps. De même, vous n'aurez pas plus de succès avec un bateau si vous ne profitez pas de l'expérience d'un bon guide. Mais que dire de ces instants lorsque la mer devient blanche de caranges, lorsque les carpes rouges sont si nombreuses que l'on oublie de tirer , que face aux djabars, on ne sait plus qui est le prédateur ou que plaqué à l'agachon un banc d'alevins si dense annule toute visibilité.
J'ai connu le Sénégal en 1991 lors de la coupe Euro –Afrique. Il est vrai qu'aujourd'hui le poisson a déserté des spots excellents comme l'étaient les Almadies, Oune et le cimetière d' épaves de M bao, mais il existe encore de bons endroits.
Je n'avait pas eu connaissance d'attaque de requins à ce jour. Il semblerait que la Pointe des Almadies soit à éviter . Pour ma part cela fait cinq étés successifs que je n'en ai pas vu. Ces derniers étaient restés inapprochables. Pourtant , j'aimerai bien essayer mon Pelletier dessus. Bien sur on évitera de tirer une bouée avec un accroche poisson garni, sans parler de l'idée suicidaire de porter un accroche poisson à la ceinture….
A mon sens une morsure de requin ou de bara est toujours la conséquence d' une erreur, comme celle d'aller doubler un gros bara blessé. A plus…
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Bonjour, cela fait dix ans que je chasse au Sénégal, à raison de trois mois par an. Cette destination présente à mon sens de nombreux avantages comme la relative proximité( nous sommes à trois heures d'avion de la France), peu de décalage horaire( une à deux heures) . En outre, on peut y chasser pratiquement toute l'année et on y rencontre aussi bien les espèces tropicales que méditerranéennes. En janvier, les alizés refroidissent les eaux et chassent les pélagiques vers le sud. La température de l'eau descend à 16 degrés. Cette période n'est pas terrible mais permet de pêcher de très beaux thiofs (mérou bronzés très prisé des autochtones). On capture à cette périodes des badèches, de gros sars tambours et même des bars mouchetés en grande quantité sur certaines épaves. En avril, l'eau gagne quelques degrés et on assiste à des migrations de badèches et de pagres qui descendent de Mauritanie. Ces poissons tout neufs sont relativement peu farouche à cette époque. Il faut éviter les mois de mai et décembre qui sont des périodes charnières, mais à partir de juin, jusqu'en novembre , c'est la période des pélagiques. Barracudas, carpes rouges thazards et autres carrangues permettent des moments d'intense émotion. La densité en poissons à ces périodes font des eaux du Sénégal une des plus riche au monde. Ceci est en fait la conséquence d'un phénomène bien connu des scientifiques appelé Upwelling. Pour ce qui est des requins, on peut en rencontrer quelques beaux spécimens en novembre, ils ne constituent pas un danger car ils ont tellement à manger qu'ils ne courent pas le risque d'attaquer un chasseur sous marin qu'ils considère comme un prédateur. Si vous voulez vous faire une idée consultez mon site : clic ici fabien.romano2.free.fr
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